23 août 2009
Cap-tivité...
....On nous avait prévenu, la première fois qu'on y va, soit on est choqué et on y remettra jamais les pieds, soit on est séduit, happé par cet élan de liberté dont j'ai déjà parlé ici, et une partie de nous y reste que l'on veut régulièrement retrouver en y allant, encore et encore.
Et nous voici donc morcelés, un petit bout de nous est là-bas, bien au chaud, nu et libre de l'être sur cette immense plage de sable fin où il se passe parfois des choses incroyables. Mais nous ne sommes pas comme divisés, non il serait mauvais de vivre mal cet état de fait ; tout cela doit rester plaisir, sensation, de la vie quoi !
Alors, pour quatre jours nous avons replongés avec délectation dans cette antichambre des enfers où le stupre le dispute à la volupté...hummmm, je m'étais déjà fait officiellement rayer des listes de l'église catholique, je viens enfin de gagner ma place en enfer, là où tout n'est que plaisir, sexe, abus (et j'espère y retrouver quelques unes d'entre vous).
Cette fois ci nous étions en camping, LE camping du Cap naturiste. C'est comme un autre monde la première fois. Pas de portes aux douches, effet garantie le premier jour, et puis après...juste des humains qui se lavent.
Quel pied d'être nu, juste soi, chez soi, dehors, en ville, partout où on le veut, sentir le vent sur son corps, sentir l'eau sur son sexe, la caresse du soleil qui sait se faire morsure si l'on n'y prend garde (j'ai su être prudent je vous rassure).
Et quand vient le soir, chacun se pare de ses envies, habillé, dénudé, provoc, soft, hard, un condensé de tout ce qu'on peut imaginer (ou non) dans un microcosme de sensualité.
Les regards se font alors paroles, cherchent, interrogent, charment ; les sourires plus appuyés pour dire "pourquoi pas", le tout dans le respect des envies de chacun.
Et puis un jour, le vent est fort, alors on va faire un sauna...chaud, humide, ludique, doux, feutré, propre. On se détend, parfois on se tend mais avec un tel plaisir que le résultat est le même, on ressort calme, azimuté presque, sur un petit nuage. Un cocktail permet un atterrissage en douceur, avant un repas puis une nuit en boite coquine...
Nous n'avons personnellement pas été charmé du tout par LA boite où tout le monde veut entrer, "le Glamour" , immense, surfait au possible, dénué de toute cette particularité du Cap. Là tout le monde s'observe comme dans une boite classique, les coins câlins sont trop sombres, mal disposés et le couloir qui les traverse ressemble à une autoroute....pour nous, aucun charme, aucune sensualité et donc aucune envie. Mais ça n'est pas grave, maintenant nous savons.
Et voilà, quatre jours dans un univers parallèle, où le mot liberté mériterait de figurer en bonne place (parfois plus que sur le fronton de nos mairies). Merci encore à nos amours de coquins de nous y avoir emmené la première fois pour nous le faire découvrir de la plus manière. Et une chose est sûre, nous y retournerons.
== Publicité ==
