29 septembre 2008
Tu me cherches tu me trouves...
....Le mot à quelque chose de violent, comme une agression inopinée, qui vous saute à la gorge . Une sommation...Et puis, lorsqu'il est lancé par une petite fleur comme un souffle de vent, gentiment, avec toute l'espièglerie et la (fausse) innocence ingénue, il devient charmant et donne envie de s'y prêter volontiers, alors voilà, Vallisnéria, tu me provoques en duel, tu me tagues, et bien soit, tu l'auras voulu, je me penche et m'épanche sur ma table de chevet, j'ouvre mon intimité page 123 et la livre non pas en 5 colonnes à la une, mais en 5 lignes puisque telle est la consigne....coquinnette va !
"...Nous devisâmes paisiblement : sur Dieu, l'amour, la mort, le rugby et les femmes. Nos regards sur la vie, insensiblement, se rapprochaient. Simplement ses positions étaient plus tranchées que les miennes. C'est une question de caractère. Ainsi, il croyait à l'existence de Dieu ; je me contentais de l'espérer. Il croyait aussi à toutes sortes de "Valeurs"- avec, toutefois, une dose de scepticisme variable selon le moment et l'état de ses finances. Sur l'essentiel nous nous retrouvions : la vie est un jeu- pas toujours drôle."
Découvert au hasard des croisées d'une bibliothèque, Denis Tillinac m'a fait partagé un instant sa vision du "bonheur à Souillac", petite ville du Lot, perdue dans les méandres de la Dordogne. Humeur variable, nostalgie d'un temps qui passe et emmène irrémédiablement avec lui les bonheurs insouciants de l'enfance. Avancée incontournable et insupportable vers l'âge adulte et ses obligations... comme une chronique du bonheur de l'ennuie.
Je vais bien, je me remets, je m'ennuie, ne t'en fais pas, la vie poursuit son cours, arriverais-je à la prendre au vol, qui sait, et pourquoi pas ?
19 septembre 2008
pour toi, j'irai décrocher la lune...
...Seul, face à la nuit qui l'entoure et le couve, il repense à sa vie, derrière lui, sur cette terre de souffrances et de joies, et, après un dernier regard en arrière, se tourne vers l'infinie des possibles, vers un futur stellaire incertain et onirique. Il part.
01 septembre 2008
Moi je t'aime, toutes...
tu te trouves parfois trop grosse, mais tu ne sais pas à quel point on aime se blottir dans ta poitrine opulente pour y reposer nos faiblesses inavouables d'hommes, tu te trouves trop maigre, mais te rends-tu compte que ça nous donne l'impression de pouvoir te protéger de tout alors que nous savons secrètement que tu es bien plus forte que nous, tu crois que, parce que tu ne dis pas oui tout le temps, on pense à d'autres, alors que c'est ce qui te rends irrésistible quand tu dis oui, et si tu crois que dire oui quand tu le veux fait de toi une salope, tu te trompes, ça fait de toi une déesse de l'amour assumé, tu trouves que tes fesses tombent, mais nous on aime les retenir avec nos mains, le prétexte est trop tentant, laisse le nous, tu te trouves toujours moins bien que n'importe laquelle de celles que tu croises, mais les fleurs, c'est à toi que nous les offrons, la bague, le oui, les toujours, les autres ne les ont pas eu de nous, tu te dis qu'en devenant mère tu as tué un peu de la femme qu'on aimait, mais si on a des rides au coin des yeux c'est parce qu'on sourit de savoir nos enfants protégés par la femme qu'on aime, tu te sens nulle, conne, méchante, peut-être , parfois, comme tout le monde, sauf que ce n'est pas contre tout le monde qu'on vient se pelotonner le soir en se couchant, et c'est dans tes cheveux que nos doigts se perdent quand le reste de notre corps fusionne avec le tiens; et quand tu es seule, n'imagines surtout pas qu'il n'y a pas un homme qui attende de te rencontrer pour tomber éperdument amoureux de toi et de tous tes petits défauts qui lui feront mieux voir tes qualités. Tu es une femme, combien d'hommes auraient voulu l'être, pour pouvoir porter eux même leurs enfants, tu es une femme et je suis heureux, et triste à la fois, car je ne pourrai jamais t'aimer au pluriel, j'ai déjà rencontré celle que j'aimerai toujours au singulier. Mais sois certaine que plein de moi sont là , prêts à t'aimer. alors je le dis pour eux, les timides, ceux dont le coeur explose mais qui n'arrivent pas à le dire: je t'aime, tu es belle, surtout, ne change jamais, ou change moi avec toi.


